Faire bouger les lignes sur les phytos et la main-d'oeuvre

La section légumes de la FDSEA, qui s'est réunie lundi dernier, à Créances poursuit sa mobilisation sur la main d'œuvre et la protection des cultures.Faire bouger les lignes sur les phytos et la main d'œuvre.

La protection des cultures et les charges sur la main d’œuvre sont toujours une source de préoccupation majeure de la section « légumes » de la FDSEA. Les responsables vont poursuivre leurs démarches sur le plan local et national pour faire aboutir leurs revendications sur ces dossiers. «Nous avons invité Madame la Préfète et le directeur de la DRAAF de Normandie sur le terrain pour leur présenter la filière, nos projets mais également leur faire part de nos doléances » expliquent Jean-Luc Leblond, président de la section légumes de la FDSEA, et Bernard Guillard président de l’AOP Jardins de Normandie. La FDSEA et Légumes de France, avec l’appui de la FNSEA, tentent notamment de faire bouger les lignes sur la redevance pollution diffuse (RPD). « Notre objectif est d’élargir l’assiette de cette taxe afin de minorer son montant pour les producteurs de légumes en particulier sur la carotte ». Les travaux menés au sein de la commission « usages orphelins » avec le concours du Sileban porte également ses fruits. Les impasses techniques en matière de traitement de sols ou des mouches seront encore limitées cette année grâce à la mobilisation syndicale.

 


Suppression du compte pénibilité

Le poste « produits phytosanitaires » pèse sur les exploitations mais il reste encore secondaire par rapport à la main d’œuvre selon une étude menée sur le Mont Saint Michel concernant le poireau. Les actions menées par Légumes de France, la FNSEA et la FDSEA sur le compte pénibilité ou le projet de Loi Travail ont été nombreuses depuis plus d’un an. «  La FNSEA nous rejoint pour exiger la suppression du compte pénibilité qui est une machine à gaz inapplicable dans nos entreprises »  indique Jean-Luc  Leblond. La section mise sur une évolution plus sécurisante de la législation sur le travail pour les employeurs et un renforcement du CICE pour gommer les différentiels de compétitivité avec les autres pays de l’union limitrophes. Le congrès décentralisé de Légumes de France de cet automne et les échéances électorales à venir seront l’occasion d’enfoncer le clou sur ces problématiques récurrentes pour les légumiers de la Manche.

 

Une campagne mitigée, des incertitudes pour l'automne

Le bilan de la campagne est globalement satisfaisant grâce à une progression des chiffres d’affaires due à un contexte de prix plus favorable. La situation demeure contrastée entre les bassins. Sur le val de Saire, le printemps a rattrapé l’hiver en choux. La baisse de chiffre d’affaire en persil a occasionné une diminution des surfaces emblavées. La production de salades est infectée par les limaces, cela se traduit par des refus d’agréages. Les pommes de terre bénéficient d’un prix porteur mais il n’y a pas de tirage. Des pertes importantes induites par le souchet ont été relevées sur les carottes de la côte ouest. Il a été constaté également une conjoncture morose en navet avec un prix en deçà de 30 ct du kg en fin de saison La production de céleri continue enfin de s’effriter dans la région en raison de la concurrence accrue avec les régions de grande culture. Les conditions météorologiques de ces dernières semaines ont provoqué de gros dégâts sur les poireaux dans certaines régions. La pluviométrie importante perturbe les  mises en culture. Autant de facteurs qui influeront sur les prix à partir du mois de septembre.

 


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