Après la pluie le beau temps ?

 

La conjoncture laitière reste compliquée. La dégradation du prix du lait à la ferme est la résultante d’une production trop forte en Europe qui provoque un engorgement des marchés. Revenons sur les derniers éléments forts de la conjoncture.

 

 

Le dicton ne s’applique pas qu’à la météo de ces dernières semaines mais elle est aussi valable pour l’économie de la filière laitière. En effet, depuis quelque temps, l’observation des marchés montre une hausse des cours mondiaux des produits industriels.

 

Evolution de la collecte laitière française
Evolution de la collecte laitière française

Point sur la collecte

La collecte mondiale semble réagir aux signaux de marché en amorçant un début de stabilisation, voire de retournement dans certaines zones productrices. La collecte de l’Union Européenne reste toujours aussi dynamique et atteint + 4,6% sur le cumul des quatre premiers mois de 2016. La collecte de l’Irlande plutôt particulièrement active depuis la fin des quotas  a reculé de 4% en avril 2016 en raison du printemps froid qui a freiné la pousse de l’herbe. D’autre part, dans le sondage hebdomadaire les collectes allemande et française montre une tendance baissière des dernières semaines. L’ensemble de la collecte européenne va plutôt dans le bon sens et ce ralentissement pourrait confirmer une amélioration progressive de la conjoncture au second semestre 2016. De son côté la France est moins dynamique face à ces concurrents. La hausse par rapport au premier trimestre 2015 n’est que de 0,7%.

 

Des cours mondiaux à la hausse

Des cours mondiaux à la hausse

 

Tout d’abord, la cotation du beurre vrac a touché un point bas fin avril et connait depuis un redressement vigoureux. Les exportations vers les pays tiers et la consommation intérieures européennes sont très dynamiques. Puis, la poudre à 26% suit les cotations du beurre et se répercute mécaniquement sur les cours des poudres grasses. La demande provient essentiellement du marché intérieur européen. Concernant la poudre à O% se reprise est plus timide. Et enfin, le lactosérum connait une remontée relative en juin. Celui-ci est alimenté par une demande active sur les marchés tout en restant faible par rapport à l’année dernière.

 

Commerce extérieur

Commerce extérieur

 

Les échanges internationaux, notamment grâce à la demande chinoise à la hausse, regagnent en  dynamisme. La Chine affiche pour les deux premiers mois de 2016 une importation de +25% pour la poudre de lait écrémé, + 22% pour la poudre de lait entier et + 39% pour le lactosérum. Néanmoins, il faut rester vigilant, de nombreuses incertitudes pèsent encore sur la filière comme la diminution de la collecte à travers le monde, l’embargo russe ou les impacts du Brexit…

 

Cet article est co-financé par le Cirlait

 


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