La FDSEA et les JA demandent des réponses rapides

FDSEA50 action syndicale
Rencontre avec les parlementaires

Syndical

 

Face à la situation critique des exploitants, la FDSEA et les JA de la Manche mettent les parlementaires autour de la table pour trouver des solutions rapides. Comme il a été expliqué lors de la dernière lettre ouverte, le syndicalisme attend de leur part qu’ils se mettent au travail en participant au débat politique.

 

Plan de Soutien de l'Elevage

Pour commencer, un résumé sur le Plan de Soutien à l’Elevage mérite d’être effectué. «  A ce jour, il manque près d’1 million d’euros pour abonder les dossiers ayant une baisse d’EBE située entre 25 et 27% » déclare Sébastien Amand. « La FDSEA et les JA de la Manche réclament ainsi une solution rapide pour pouvoir renflouer cette enveloppe. La conjoncture actuelle laisse pressentir l’absolue nécessité de pouvoir prétendre à un nouveau PSE pour 2016 ».


Fonds porcin et Chartes de valeurs

Le FDSEA et les JA de la Manche profitent également de la présence des parlementaires pour les inciter à trouver des leviers d’action pour accompagner le bon déroulement du fonds porcin et de la charte de valeurs. En effet, tous les deux, portés respectivement par la FNP et la FNPL, sont bloqués par les transformateurs qui refusent de les signer en prétextant des réticences réglementaires déjà levées par la DGCCRF.

 

La Loi biodiversité

Côté législatif, le Président des JA félicite le travail de lobbying effectué par les JA national et la FNSEA auprès des membres de la commission sur la loi biodiversité. «  Plusieurs amendements proposés par la profession ont été acceptés. Ils pourront être validés demain en séance plénière. » Néanmoins, « la partie n’est pas encore gagnée » souligne Philippe Gosselin, Député. «  Ce projet de loi n’est pas encore passé en lecture à l’Assemblée Nationale et les propositions du Sénat ne sont pas pour autant validées par tous les députés ».

 

La loi Sapin 2

La loi Sapin 2 propose notamment au travers de l’article 30 d’interdire les transactions de contrats de vente de lait à titre onéreux. Au vu de la réalité du terrain où certaines ventes se payent à prix d’or, la FDSEA et les JA réclament une application rapide. «  Ce texte de loi n’aura que de réelle efficacité s’il est adossé à une obligation de gestion et de distribution des volumes par des OP reconnues  » souligne Sébastien Amand. « Cependant, je regrette que la première lecture soit probablement reportée en juin. Ce retard ne sera pas sans impact sur les résultats. Le monde agricole attend une validation rapide car il en a besoin » met en avant Antoine Maquerel.

 

Refonte de la LME

Au vu de l’échec de la loi compétitivité la FDSEA et les JA demandent un rééquilibrage du rapport de force pour l’ensemble des filières notamment lors des négociations commerciales à travers la refonte de la LME. «Réouvrons le débat et réenclenchons une dynamique pour apporter des réponses structurelles à nos exploitations. Le syndicalisme agricole fait seul le travail pour les producteurs dans l’intérêt des filières. D’ailleurs, le monde de la production serait-il le seul à avoir un intérêt à ce que cette LME soit modifiée » déclare Sébastien Amand. « La refonte de la LME devrait être un moyen législatif pour corriger la répartition des marges démontrée chaque année dans le rapport Chalmin » rajoute Antoine Maquerel.

 


Écrire commentaire

Commentaires : 0