L'Afrique, le nouvel Eldorado du lait ?

Économie laitière : La fin de l’enfant unique en Chine pourrait laisser sous-entendre un rebond de l’exportation de lait infantile pour les années à venir. Cependant, la Chine est-elle le seul pays générateur de nouveaux marchés ?

 

Depuis ces dernières années, la forte demande chinoise en matière de lait infantile et en produits laitiers a permis d’apporter de nouveaux débouchés à l’exportation pour les entreprises laitières européennes. Néanmoins d’autres pays émergents situés sur le continent africain offrent aussi de nouvelles disponibilités et redéfinissent les règles du jeu.

 

L'Afrique, un continent diversifié

L’Afrique comptabilise 1,2 milliard d’habitants pour un PIB de 55 millions de dollars. Son importation de produits laitiers est de 3,9 milliards d’euros par an soit une évolution de 7,1% par an. Ce continent est aujourd’hui l’une des régions du monde qui enregistre la plus forte croissance économique ce qui laisse entrevoir des perspectives de fortes croissantes de consommation. Par ailleurs, les africains consacrent une part plus importante de leur budget à l’alimentation. Même si, la production de lait africaine est en augmentation régulière, les conditions pédoclimatiques amènent le continent à importer  des produits laitiers (principalement de la poudre de lait). En parallèle, la population est croissante. L’ensemble de ces facteurs est donc propice à attirer de nouveaux investisseurs


Danone, Friesland Campina, Fonterra...

L’intérêt que manifestent les entreprises laitières pour l’Afrique a commencé déjà depuis plusieurs années. Le Groupe Bel, par exemple a installé sa plus grande usine de Vache Qui Rit à Tanger au Maroc. En 2014, Danone a augmenté ses parts au sein de l’entreprise Centrale laitière de 67% à 90,9%. Les entreprises françaises ne sont pas les seules à vouloir bénéficier de ce soubresaut. D’autres grandes entreprises européennes et mondiales ont également posé leurs jalons en Afrique. Tout d’abord, Friesland Campina continue sa progression en Ivoire et au Niger. Puis, Arla Foods, coopérative Danoise, prévoit s’augmenter son chiffre d’affaires de 90 millions d’euros à 460 en 2020. Enfin, Fonterra compte lancer sa marque en Ethiopie. L’Afrique offre ainsi de belles perspectives pour les produits laitiers.


Pauline Bourry

Service syndical


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